Blocages d’établissements, incendies, dégradations du mobilier urbain et des équipements publics… Plusieurs mobilisations lycéennes ont donné lieu à des incidents importants. Pour l’UNSA Territoriaux, le droit de manifester et d’exprimer des revendications doit être respecté mais rien ne justifie la mise en danger des personnels, ni la destruction de biens publics qui appartiennent à tous.
Des agents territoriaux directement exposés
À Nantes, le hall du lycée Nelson-Mandela a notamment été détruit par un incendie présenté comme "volontaire" par la direction de l’établissement. D’autres dégradations et incidents ont été signalés autour de plusieurs établissements.
Derrière ces événements, les agents des collectivités territoriales sont souvent parmi les premiers à en subir les conséquences ou à devoir intervenir. Dans les lycées, les agents régionaux chargés de l’accueil, de l’entretien, de la restauration ou de la maintenance travaillent au cœur même des établissements concernés. Leur sécurité doit être garantie et aucune reprise d’activité ne peut se faire dans des locaux présentant un danger.
Mais ils ne sont pas les seuls. Sapeurs-pompiers, policiers municipaux, agents de la voirie, de la propreté urbaine, des déchets et des services techniques peuvent également être mobilisés pour sécuriser, éteindre les incendies, nettoyer, réparer et remettre en état l’espace public.
Ces agents assurent leurs missions au service de la population. Ils n’ont pas à être exposés à des violences ou à subir les conséquences de dégradations dont ils ne sont pas responsables.
Manifester, oui. Détruire le service public, non.
L’UNSA Territoriaux défend le droit de manifester, de se mobiliser et d’exprimer des revendications, notamment lorsqu’elles concernent les moyens accordés à l’éducation ou les conditions d’apprentissage.
Mais lorsque des établissements, des véhicules, du mobilier urbain ou d’autres équipements publics sont incendiés ou dégradés, une limite est franchie. La contestation a toute sa place lorsqu’elle s’exerce dans un cadre démocratique et républicain. Les violences et la destruction gratuite de biens publics n’en font pas partie.
Détruire un équipement collectif, c’est aussi mobiliser ensuite des agents et des moyens financiers qui auraient dû être consacrés à d’autres missions de service public.
La sécurité des agents doit rester une priorité
L’UNSA Territoriaux apporte son soutien à l’ensemble des agents territoriaux mobilisés sur le terrain, qu’ils travaillent dans les établissements scolaires, les services d’incendie et de secours, les polices municipales ou les services techniques des collectivités.
Les employeurs publics doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité et adapter l’organisation du travail dès que les conditions d’intervention présentent un risque.
Après les incidents, ce sont encore les agents territoriaux qui sécurisent, nettoient, réparent et permettent au service public de continuer à fonctionner. C’est à eux que l’UNSA Territoriaux apporte aujourd’hui tout son soutien.
Blocages de lycées et violences : les agents territoriaux en première ligne
